Ce que le voir peut dire

Si elles sont à voir, les images ont aussi des choses à dire. En cela, elles peuvent bien agir comme des adresses, des objets à lire. A ce propos, Emma Cozzani conçoit des formes visuelles qui, pour certaines, usent d’une parole sans bavardage, par extraction d’indices prompts à produire une manifestation discrète (graphique, fixe ou en mouvement), tandis que d’autres formes (sonores ou performées pour de récentes tentatives) font aussi image par ce qu’elles donnent à voir et à entendre (un corps, une voix), peut-être même à entendre-voir.
Puisque les outils du langage contiennent, à cet égard, les conditions d’existence de représentations sous-jacentes, latentes, à venir, de ce qui est énoncé (un récit, une description, une intention, une abstraction même), peut naître assurément une représentation. Ce faisant, de cette projection visuelle, l’œuvre fonctionne comme une zone à partir de laquelle s’opère une traduction : ce qui est lu, peut être imagé, vu, mais aussi perçu, et plus encore déchiffré en fonction de l’incertitude du chemin qui existe entre la formation d’une image – son information – et sa désignation.

Aussi, le langage visuel développé en rapport aux sources premières sollicitées (des graffitis sur un bloc de papier, un texte de Marguerite Duras, un épisode mythologique, etc.) produit un effet de trouble dans la reconnaissance de ce que l’image, in fine, contient comme signes d’identification, de lecture, de compréhension, et éventuellement d’élocution : c’est là, souvent, que se produit paradoxalement, tantôt un bruit, tantôt un silence car si ce que l’on voit devrait pouvoir se lire, et s’entendre donc, il apparait parfois quelque résistance au seuil de ce qui se forme devant les yeux et au bout de la langue. […]

C’est donc dans une ambivalente présence qui frôle l’absence, que les formes que développe Emma Cozzani vont au-devant de la perception sous l’impulsion d’un regard préhenseur : telles des figures familières et aussi vives que des revenants.

― Mickaël Roy pour la revue offshore #41

31.07.2015


Test de gravure 3D laser pour Reading Space

Arrière

Côté

Dessous

Dessus

Face

16.05.2015


Dialogue d’ouverture d’Hiroshima mon amour de Marguerite Duras, transcrit en code morse

2015_HIROSHIMA_MORSECODE_1_7

2015_HIROSHIMA_MORSECODE_2_7

2015_HIROSHIMA_MORSECODE_3_7

2015_HIROSHIMA_MORSECODE_4_7

2015_HIROSHIMA_MORSECODE_5_7

2015_HIROSHIMA_MORSECODE_6_7

2015_HIROSHIMA_MORSECODE_7_7

18.04.15


Une image trouvée, représentant un homme en costume sur une scène de théâtre, utilisée en marque-page. En vis-à-vis d’un croquis de théâtre de mémoire, cette composition involontaire entre lecture en cours et image trouvée me semble produire un sens éphémère, qui s’évanouira une fois la page lue et tournée.

2015_STUDIO_EMMA_COZZANI_IMAGE_TEST_1

18.04.15


Une image trouvée, représentant un homme sur une scène de théâtre, me sert de marque-page. La plupart de mes livres sont d’occasion, et présentent les notes et marques de leur précédents propriétaires. Ces images associent un élément trouvé, la photo, à un autre, les phrases soulignées de mes livres d’occasions.

2015_STUDIO_EMMA_COZZANI_IMAGE_TEST_3

2015_STUDIO_EMMA_COZZANI_IMAGE_TEST_2

02.06.14


Recherche en cours pour la Publication PLI 03

Capture-decran-2015-01-04-à-16.30.39

01.05.2015


Insula
Sérigraphie un passage de blanc sur papier noir 90g
60 x 39,5 cm
3 ex. de chaque

2014_COZZANI_INSULA_PRINT_1

2014_COZZANI_INSULA_PRINT_2

2014_COZZANI_INSULA_PRINT_3